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la compétition
Interviews croisées
Emilie
Durand et Julie Jeanson.
Jean Paul Stephan
06 octobre 2002
1.
Émilie nous parle
Émilie Durand est une des charmantes vététistes
du circuit national. Junior dame à l'A.C.Bazancourt dans la Marne,
elle vient d'avoir son bac
1) Tu es une des rares juniors
filles qui, en Champagne, continuent le vtt en compétition. Qu'est
ce qui te pousse à persévérer?
Je fais du vtt par plaisir depuis que je suis pupille 2, sois depuis 8ans,
j'ai donc grandi avec le vélo. Je continue le vtt car c'est un
sport complet qui permet de s'aérer (je n'aime pas trop les sports
en salle). La compétition permet de visiter de jolies régions
partout en France, l'ambiance entre tous les coureurs y est excellente
(ce qui n'est pas le cas dans tous les sports!). La compétition
(nationale, vu que je suis la seule junior de la région) est aussi
le seul moyen de rouler avec des filles de ma catégorie.
2) Te fixes-tu des objectifs précis
ou prends-tu les courses "comme elles viennent"?
J'essaie de m'entraîner mieux avant les coupes de France, pour finir
dans les cinq premières juniors, mais je ne me suis jamais vraiment
entraînée comme il fallait, à cause du bac, et la
pluie, ça ne me motive pas pour aller rouler! (Note de J-P:
dommage en Champagne
)
3) As-tu des souvenir (bons ou
mauvais) particuliers en vtt?
J'ai beaucoup de bons souvenirs en vtt, des TNJV ou des Cadet-Trophy par
exemple, ou ma deuxième place à Métabief en 2001
; jamais je ne m'étais imaginée que je monterais sur un
podium national un jour. Mais j'ai aussi de rares mauvais souvenirs, ou
plutôt des déceptions: par exemple, lors de mon dernier Cadet-Trophy
aux Orres, j'étais deuxième avant la descente. Je pouvais,
si tout se passait bien, faire un podium. Mais j'ai fait un soleil dans
la seule partie plate de la descente, le vélo et mon casque étaient
explosés. Moi je m'en suis sortie avec une bosse sur le visage
et une place dans les 10. ( D'ailleurs cette année, j'ai crevé
au championnat de France aux Orres).
4) Après ta 2ème
place au championnat de France juniors en 2001, est-ce que les choses
ont changé?
Ce résultat m'a prouvé qu'en m'entraînant plus sérieusement,
je pouvais faire de bons résultats. Les gens de mon entourage vélo
m'ont poussé à mieux m'entraîner, mais les réflexions
des autres ne me motivent pas. Je pense que ce résultat m'a surtout
permis d'être sélectionnée pour un stage avec l'équipe
de France juniors, et cela m'a plus motivée que mon résultat
lui-même.
5) Si tu n'étais pas performante,
penses-tu que tu ferais quand même des courses?
Je fais vraiment les courses pour le plaisir, pour pouvoir rouler dans
des endroits différents de chez moi, donc je ferais quand même
les courses. L'année prochaine, je passe espoir, j'ai vraiment
peu de chances de faire de bonnes performances, mais je continuerai à
courir les coupes de France. Je me fixerai quand même des objectifs
à ma hauteur : dans les dix-douzième par exemple (Note
de J-P: il est vrai qu'on apprécie les coupes de France dans des
endroits pittoresques, surprenants. J'ai par exemple un souvenir fort
de la manche dans les Monts d'Arrhée en 1995).
6) À part le vtt, quelles
sont tes principales occupations? Sont-elles compatibles ou concurrentes
avec la pratique du vtt en compétition?
Et bien comme tous les autres, les études, le lycée et maintenant
ma prépa kiné. Ce qui est totalement concurrent avec la
pratique du vtt en compétition. Il y en a qui arrivent parfaitement
à gérer, comme Maureen Guichardot qui a eu son bac et qui
est championne de France! Moi j'ai eu plus de mal, alors j'ai d'abord
fait passer les études, et ça s'est ressenti sur les courses...
Je faisais aussi de l'escalade en compétition mais je n'avais plus
assez de temps pour bosser, j'ai donc dû choisir, c'est l'ambiance
sur les compétitions qui m'a fait arrêter l'escalade et non
le vélo (Note de J-P: tiens, on a un point commun de plus puisque
je fais aussi de l'escalade, c'était même ma spécialité
au CAPEPS
et "mention bien" au fait d'avoir donné
la priorité aux études!).
7) L' EPS t'apporte-t-elle quelque
chose pour le vtt? si oui, quoi, et si non, pourquoi?
Le niveau en EPS n'est pas très élevé car il doit
pouvoir être atteint par tous les élèves. Pour atteindre
un bon niveau EPS, il suffit de pratiquer un peu de sport à l'extérieur
. Pour le bac, j'ai choisi athlétisme, volley et gymnastique. Je
ne pratique jamais ces sports et pourtant j'ai eu 16/20. En fait, je dirais
que c'est le vtt qui m'a apporté quelque chose pour l'EPS : une
bonne condition physique (note de J-P: ah, si tous les élèves
qui galèrent en gym pouvaient avoir cette condition physique! Mais
il est vrai que ce qu'on demande en EPS n'a rien d'inhumain).
8) À quel niveau places-tu
les études en termes d'importance pour ton avenir, comparé
au cyclisme?
Je place toujours les études d'abord, et le temps qu'il me reste
pour le vélo (entre autres). Le vélo ne me permettra jamais
de bien gagner ma vie;par contre si je gagne bien ma vie, je pourrais
continuer le vtt qui est quand même un sport assez cher! (Note
de J-P: parfait raisonnement!).
9) Y a-t-il un moment où
tu as songé à t'arrêter. Si oui, pour quelle(s) raisons(s)?
A partir du moment où certains ont vu que je pouvais faire de bons
résultats, ils m'ont souvent fait des réflexions sur mes
entraînement, alors je m'entraînais un peu plus, mais j'avais
plutôt envie de tout arrêter que de m'entraîner plus.
Quand je me motive toute seule (même si j'ai du mal) et que j'ai
des ambitions personnelles, alors l'entraînement est agréable,
c'est pour ça que je continue le vtt, sans écouter les autres.(Note
de J-P: on dirait une concrétisation de certains livres de psychologie
cognitive sur la motivation
tous ces livres disent la même
chose: aucune motivation n'est plus forte que celle qui vient de soi-même,
on risque le rejet à trop pousser quelqu'un
il faut "pousser"
quelqu'un dans son entraînement s'il en a exprimé le désir,
pas avant! Rendez-vous compte: certains voulaient qu'Emilie s'entraîne
plus, et ça a faille lui faire arrêter la compétition!).
10) Parviens-tu à communiquer
avec les filles des autres catégories, seniors notamment? Si oui,
de quoi parlez-vous?
Je ne connais pas très bien les seniors femmes. J'ai déjà
parlé avec certaines, de quoi? De la course à venir, du
site et du parcours, bref une conversation qu'on peut avoir avec toute
personne avant et après une course!
11) As-tu des idées pour
augmenter la pratique féminine en vtt ou en cyclisme (types de
parcours, autre type d'épreuve, aspects vestimentaires
)?
Il faudrait réussir à prouver aux filles que le vtt n'est
pas un sport réservé uniquement aux garçons, que
c'est un sport sympa pour les filles aussi. En fait, il faudrait les emmener
voir une course pour qu'elles constatent que les filles ne sont pas écartées
et rabaissées par les garçons, car mes amies ont cette idée
là du vtt. Mais si j'avais une idée plus intelligente, je
ne serais plus la seule juniors de la région ! (Note de J-P:
nous les garçons, on est d'accord avec n'importe quelle idée
sur le sujet
j'exagère en fait, car il y a quelques machos
dans le milieu
).
12) Tu cours surtout en x-country,
mais pratiques-tu également d'autres disciplines? Route, descente,
bicross, trial
?
J'ai fait de la descente et du trial jusqu'en cadette pour les TNJV et
les Cadets Trophy, depuis je n'en fais plus. Je me suis mis récemment
à la route pour l'entraînement vtt, et uniquement pour ça,
car l'ambiance entre les routards n'est pas.... Comme en vtt on va dire!
(Note de J-P: c'est normal, si tu commence à les traiter de
"routards"
bon, OK, tu n'as pas tort! Mais j'en connais
aussi des très sympas, ils se mettent même parfois au vtt!).
13) En XC, quels types de parcours
préfères-tu: roulants, techniques, avec des côtes
et
pourquoi?
Je préfère les parcours techniques, avec des petites côtes,
mais pas des parcours où il y a 10km de côte et 10km de descente.
Parce que...un singletrack est beaucoup plus agréable qu'un chemin
roulant, je trouve. Et peut-être aussi parce que, par rapport aux
autres, je suis bien plus lente dans les longues côtes roulantes!
(Note de J-P: décidément, l'ultra majorité des
vététistes aime quand les parcours sont
vtt, tout simplement.
Ça me rappelle la Vendée Verte début septembre: on
a traversé de nombreux ruisseaux à pied, personne ne s'est
plaint. C'est lorsqu'on gomme les "aspérités"
que ça perd de son charme).
14) Penses-tu que certaines disciplines
te feraient progresser plus, si oui lesquelles?
La route et j'espère que cela va me faire progresser. La natation,
je vais essayer d'aller à la piscine un peu plus régulièrement
cet hiver !Et la course à pied aussi. (Note de J-P: un programme
intéressant, à base de disciplines développant l'endurance,
et évitant la spécialisation trop précoce. Reste
à concrétiser le "essayer d'aller plus souvent"
!).
15) Décris-nous une semaine
"normale" d'entraînement:
Une semaine normale pendant l'année scolaire se résumait
à une sortie vtt le mercredi de 2h30, une le samedi de 2h30 et
une sortie éventuellement le dimanche, s'il ne pleuvait pas (donc
pas souvent) et si je n'avais pas trop de travail. Les semaines d'entraînement
pendant les grandes vacances étaient un peu plus sérieuses
avec une sortie en plus le mardi d'1h30 avec des séries de fractionné
et une sortie le vendredi de 2h environ en route. Mais je n'ai pas respecté
ces entraînement toutes les semaines. (note de J-P: c'est déjà
correct pour quelqu'un qui dit faire ça en dilettante! Certains
disent bien s'entraîner avec deux sorties par semaines, d'autres
comme Emilie disent s'entraîner "léger" avec deux
ou trois sorties par semaine
j'ai l'impression que le jour où
Emilie va "s'y mettre", ça va donner quelque chose de
sympa, d'autant qu'elle mène sa barque toute seule, sans pression,
et a l'air de faire ça vraiment pour le plaisir).
16) Fais-tu attention à
ton alimentation, surveilles-tu ton poids?
Mon problème est bien là ! Je suis beaucoup trop gourmande,
et le stress des examens me rend presque boulimique! Mais j'essaie de
faire plus attention, de manger plus sainement, de ne pas manger entre
les repas, de boire beaucoup d'eau et de thé, sinon ça se
ressent trop dans les côtes ! (Note de J-P: intéressant!
Emilie a finalement un problème que connaissent beaucoup de filles
de son âge. Face à cela, on peut lui donner quelques conseils:
· La peur n'évite pas le danger (et n'évite pas de
manger!). J'ai été surpris par le niveau de stress d'Emilie
aux Orres avant sa course, je ne la "voyais" pas comme ça.
Comme quoi il ne faut pas vouloir conseiller trop vite quelqu'un. Il faut
apprendre à le (la) connaître avant.
· Face aux tendances boulimiques, il ne faut surtout pas s'énerver,
et accepter de modifier progressivement son comportement. Sinon c'est
l'alternance privation - frustration - "craque", bien plus dévastatrice
à long terme que des excès qu'on réduit progressivement.
Il vaut mieux modifier un comportement en quelques années mais
pour la vie, que de le changer une fois par semaine et rechuter à
chaque fois
· Quitte à grignoter, autant le faire avec des aliments
bons pour la santé. Carotte, fenouil, pomme, fruit en général
je
sais, ce n'est pas ce que l'on a envie de manger lorsqu'on grignote, mais
c'est comme le reste: on peut s'y mettre petit à petit, avant d'arrêter
de grignoter pour de bon.
17) Fais-tu quelque chose de particulier
l'hiver pour entretenir ta condition physique?
L'hiver dernier, je me suis inscrite dans une salle de musculation et
je faisais de la course à pied quand le temps me le permettait.
Cette hiver, je continuerai la course à pied, mais je ferai de
la natation et des sorties routes. J'essaierai de faire ça plus
sérieusement et plus régulièrement que l'an passé,
mais je ne sais pas trop comment planifier tout ça
alors pourras-tu
me donner quelques conseils la prochaine fois qu'on se verra? (Note
de J-P: ça y est, encore une qui veut des conseils
je plaisante!
Si j'ai bien compris, l'expérience "muscu" n'a pas été
plaisante, elle. Tout le monde n'est pas fait pour se plaire à
lever de la fonte dans une salle fermée. Il faut faire au mieux
avec ses propres motivations.).
18) Qu'est ce qui pourrait te décider
à augmenter l'entraînement?
Avoir toujours quelqu'un avec qui rouler, pour pouvoir se motiver mutuellement
et être un peu secouée quand on a plutôt envie de rester
planté devant la télé! Mais Lucille, la seule fille
du club, n'habite pas tout près et on ne peut pas rouler ensemble
le soir après les cours. Ni mes parents ni mes amis ne me forcent
à aller rouler(heureusement d'ailleurs :je n'apprécierai
pas), il faudrait une personne qui ne soit pas de mon entourage pour me
suivre et me motiver, car je me sentirais plus obligée de l'écouter!
(Note de J-P: la télé ça peut être bien,
parfois ils montrent du vélo
bon, soyons plus ouverts! À
part les solutions qui consistent à trouver quelqu'un pour rouler
ou se motiver, tu peux faire un travail sur la variété de
tes entraînements, en cherchant des petits "défis"
à relever à chaque sortie: tout une sortie sans arrêter
de pédaler, telle côte sur le gros plateau, vitesse maxi
sur un braquet défini, ne pas tomber en deçà d'une
vitesse choisie dans une côte connue, passer tel obstacle "insurmontable"
en vtt, faire toutes les côtes en danseuse sur petit braquet
il
y a mille idées pour augmenter ses chances de se motiver lorsqu'on
est contraint de s'entraîner seul, même si rien en vaut la
présence d'une amie.).
19) Tu pratiques la compétition
vtt: est-ce que ça te donne l'impression d'être "décalée"
par rapport aux copines de ton âge, as-tu l'impression de manquer
certains bons moments ou au contraire d'avoir une vie plus épanouie
grâce au sport?
Je ne me sens pas du tout décalée par rapport à mes
amis, le vtt ne m'empêche pas de profiter de ma vie, je prends le
temps de voir mon copain et mes amis en dehors du lycée, je peux
même sacrifier quelques entraînements pour ça!(je le
fais peut être un peu trop souvent d'ailleurs!). Tous les bons moments
que vivent mes amies, je les vis avec elles, par contre elles ne peuvent
pas vivre certains bons moments que je vis: la compétition permet
de passer certains week-ends loin de chez soi, de découvrir de
jolies régions dans lesquelles on n'aurait jamais eu l'idée
d'aller, de connaître une ambiance bien différente de la
vie étudiante. Je préfère ma vie à celle de
mes amies, sinon j'arrêterai le vélo! (Note de J-P: et
toc à ceux qui disent que les sportifs sont coincés dans
leur petit monde réglé comme du papier à musique
voilà
un exemple de pratique raisonnable et bien vécue. Certes, si l'on
a des objectifs ambitieux, il faut s'organiser en conséquence,
mais l'exemple d'Emilie montre que l'on peut avoir un niveau déjà
plus que correct en se faisant plaisir et sans vivre cela comme une contrainte.
J'ai au contraire connu quelques jeunes faisant le métier à
fond, trop tôt. Leur motivation n'a pas duré longtemps
).
20) As-tu des préférences
matérielles (semi-rigide ou tout suspendu par exemple) et effectues-tu
certains réglages toi-même (pression, hauteur de selle, choix
des pneus
)?
Comme je n'ai pas une connaissance très élargie de tout
ce qui ce fait de nouveau en vtt, et que je ne fais pas grand chose pour
me renseigner, je ne pourrais pas dire si je préfère rouler
avec un semi-rigide ou un tout suspendu! j'ai un semi-rigide et comme
je ne connais que ça, ça me convient!Sinon, je n'y connais
rien en mécanique, juste le strict minimum: réparer les
crevaisons, la chaîne et j'ai dû récemment apprendre
à monter une fourche mais je suis pas très rapide! (Note
de J-P: c'est peut-être déjà au-dessus de la moyenne
des compétences mécaniques des filles? En ce qui concerne
le type de vélo, fais attention à ce qu'on ne te fasse pas
essayer un X-Control, tu pourrais bien oublier le semi-rigide!).
21) À ton avis, quelles
mesures donneraient plus envie aux filles de faire de la compétition
vtt?
C'est presque la même question que la 11 et je ne suis pas beaucoup
plus inspirée! La pratique de l'UNSS est sans doute un bon début:
il y a des compétitions organisées que l'on peut faire sans
aucune pression de résultat, sans aucune honte de se sentir seule
et ridicule avec un casque puisqu'on est avec des amies du lycée.
Ceux qui commencent en UNSS et qui apprécient le sport s'inscrivent
souvent en club. Mais il faudrait que l'UNSS vtt soit aussi répandue
que l'UNSS foot, mais pour cela, il faudrait déjà que certains
profs de sport sachent que l'UNSS vtt existent! (Note de J-P: déjà
tu critiques ma question, ensuite tu critiques les profs de gym, ça
sent le roussi pour mon interview
en fait tu as raison sur les deux
points. Je me suis un peu répété, mais bravo à
toi car tu en as profité pour trouver d'autres arguments! En ce
qui concerne les A.S, je pense que la grande majorité des enseignants
d'EPS est au courant, mais c'est une activité difficile à
organiser (logistique, sécurité, entretien du matériel,
problèmes d'hétérogénéité des
niveaux
). En outre on doit emmener un nombre restreint d'élèves,
ce qui entre parfois en conflit avec l'objectif de licencier le maximum
de jeunes. Ça a été mon cas dans mon collège
quand j'ai animé ce type d'A.S, ça nous obligeait à
laisser de côté bon nombre d'élèves qui optaient
pour une autre activité. Pas simple
).
22) Pour conclure, comment te vois-tu
dans 5 à 10 ans?
Si tout se passe bien, j'aurai fini mes études dans 6 à
8 ans, suivant les options que je choisirai. Je ferai toujours du sport
pour rester en forme, mais je sais pas si je continuerai le vtt en compétition.
Je ne sais pas dans quelle ville j'aurai mon concours ni si j'aurai la
place de mettre mon vtt dans mon futur petit studio! Une chose est sûre,
je n'aurai pas encore d'enfants, comme pour le vélo, ça
passe après les études! Mon rêve serrai de devenir
kiné de l'équipe de France de vtt, pour vivre la compétition
d'une autre façon! Mais si je deviens kiné, c'est déjà
pas mal! (Note de J-P: voilà un projet de vie assez clair! Ça
me rappelle mon parcours: vélo bon niveau national en cadet - junior,
arrêt pendant10 ans surtout pour les études, reprise pour
le plaisir en 1992
toujours autant de plaisir depuis, et les études
m'ont permis de faire mieux que seulement pédaler
ton projet
de vie est valable! Et rassure-toi, on peut être en pleine forme
pendant longtemps!).
Émilie, merci d'avoir répondu à ces questions
et bonne continuation!
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